Au même titre que le sang complet, les facteurs anti-hémophiliques, les PPSB… Les gamma globulines sont des produits sanguins fabriqués à partir du sang d’un donneur.

Dès lors ces produits en général utilisés pour prévenir et traiter des maladies infectieuses peuvent transmettre des pathologies telles que le virus de l’hépatite C (VHC).

Par conséquent, et en vertu des dispositions de l’article L.1221-14 du Code de la santé publique qui confie à l’ONIAM l’indemnisation des victimes d’une contamination VHC causée par une transfusion de produits sanguins ou une injection de médicaments dérivés du sang, les personnes infectées par le VHC après injection de gammaglobulines issues du corps humain peuvent-elles prétendre à la réparation de leurs préjudices.

Ceci n’est peut-être pas nouveau, mais il est bon d’attirer l’attention des victimes cette origine possible de leur contamination, car il n’est pas rare de rencontrer des personnes contaminées par le VHC qui n’ont pas été transfusées à proprement parler et qui ignorent souvent qu’elles ont pu bénéficier de tels traitements.

Quoiqu’il en soit l’ONIAM se reconnait compétent en la matière et indemnise donc tout séropositif VHC qui aurait été contaminé par ces produits sanguins spécifiques.